PCHUM BEN, la fête des morts cambodgienne

Je suis arrivé de nuit au Cambodge, à Siem Reap, à quelques Km de Angkor Vat. Les restaurants étaient bondés pour le deuxième jour de la Fête des morts, la grande fête bouddhiste comparable à notre Toussaint.

Cette fête, interdite pour des raisons politiques, pendant les années post-Khmers rouges, est autorisée depuis peu.

Après avoir célébré leurs morts dans la journée afin de calmer toute agressivité, voire toute envie de revenir tourmenter les vivants, ces derniers exorcisent leurs peurs autour de plats… la toute puissance de la bouffe noie craintes et angoisses… les morts, souvent plus raisonnables, se contenteront d’une boulette de riz, de quelques fruits de saison et de bananes. Un régime qui défie les plus anorexiques de nos mannequins.

Demain, dernier et troisième jour de Pchum Ben, l’encens, les chants et sourires câlineront les esprits dans l’au-delà. Dans un cadre plus familial, la pagode sera ouverte à tous et les plats à partager seront nombreux.

Un film fameux me revient en mémoire… nous concourrons sur une magnifique création métaphysique chorégraphiée par le 7ème Art… fascinant coup de pied qui transforma l’essai dans : «The Walking Dead»… ce qui facilita l’entrée d’un certain Johnny , pas celui de marque française qui préféra la scène, l’insomniaque qui contrairement à l’autre ne cesse de déambuler dans les coulisses…

Johnny Walker, alcoolisé certes, mais bien vivant.

La jeune génération de moines

Leurs ainés

Les vidéos des moines ont été prises à Vat Bo, Université Bouddhiste, Siem Reap

Des marchands ambulants écoutant de la musique près du fleuve

François Vitalis

Angkor Wat Cambodge

Angkor Wat, Cambodge, un temple peu fréquenté à côté d’Angkor Thom.

Une gardienne qui balaye après avoir enfilé ses vêtements rituels et balancé un bon coup de poing dans mon épaule. Elle avait eu la gentillesse de poser. J’avais raté la première photo… quelques minutes avant ce moment de grâce.

François Vitalis

Nouvel An Khmer 2018

En attendant le seau d’eau

À côté du Star Rise Restaurant sur West Bo Road à Siem Reap, Cambodge, un laundry : Je suis tombé dans une embuscade tendue par des gamines… Nouvelle Année Khmer 2018 bien arrosée.

Quand l’histoire s’oublie et arrose le quotidien, les antiquités font semblant de dormir sous la lumière d’un mobile.

Les touristes chinois dansent à la T.V.

Hier change de couleur, lavé sous l’eau joyeuse du présent pendant que les Bouddhas dorés se couvrent de bleu futuriste.

François Vitalis

Angkor Silk Farm

La Ferme de la soie assure la formation et l’apprentissage de jeunes femmes, principalement, qui n’ont pratiquement pas fréquenté l’école. L’avancement au sein des différents postes dans la ferme se fait en fonction de l’habileté, de la rigueur et la productivité. Une bonne ouvrière gagne environ 200 $ par mois.

Tout est sur le tableau expliquant le cycle du ver à soie, les joies et les peines du Bombyx du murier.Tout est dit sur la partouze du Bombyx du murier (un must qui excite le plus coincé des entomologistes). Figure libre, missionnaire du Bombyx et levrette du mûrier tout est bon pour cet étalon qui va copuler comme une bête pendant 12 h. Après quoi ce stakhanoviste du sexe s’écroulera pour toujours. La femelle fécondée, mère courage du hyménoptère prend le relais.

Le prix à payer pour avoir un foulard aussi bon marché n’étant pas le moindre. Rappelons que le Cambodge produit la soie la plus fine d’Asie.

Je n’ai pas toujours respecté la visite guidée, le sourire d’une ouvrière, un râle de plaisir du papillon, le cri d’agonie d’un autre. Tout cela est très troublant.

François Vitalis

Notre découverte de l’année : Misha Rebrov, sax ténor

Misha joue tous les soirs au Ten Bells, club de jazz à Siem Reap au Cambodge. Bonne adresse pour les amateurs.

Du smooth jazz intelligent. Qu’est-ce qu’il est sympa ce Misha ! Il n’est jamais mauvais mais très souvent particulièrement bon.

Ambiance club, atmosphère chaleureuse.

Dans la série des p’tits secrets : Misha joue sur un sax ténor OVERTONE. Instrument de marque chinoise (vendu 500$ à Bangkok, en Chine 150$), seul handicap, il est peu près 2 fois plus lourd qu’un Selmer M6.

François Vitalis

 

Kong Moch Pagoda. 9h52

Je fais le panel de consommateur et c’est du bon produit laitier authentiquement Khmer. J’avais déjà fait une aquarelle du temple de Kong Moch (prés de Siem Reap). Elle est dédicacée par le Monk supérieur, mais jamais encore à la crème glacée. Ma rencontre avec le sale manager Ros Thearit ne m’a guère laissé le choix. Il s’est garé devant mon sujet et je l’en remercie : ses Ice-Cream sont délicieux !

Le lézard c’est pointé juste après l’ice-cream dans le jardin de Kong Moch Pagoda. N’oublions pas que le Bouddhisme Cambodgien est chamanique. Les esprits sont partout dans ce lézard, 

puis, plus tard, dans cette bicyclette fleurie dont le propriétaire a respectueusement accepté mon aumône.

François Vitalis

Siem Reap War Museum

Jardin de Fer

En ordre méthodiquement espacé, les engins de guerre dans des états d’usure plus ou moins avancés attendent la rouille. Ils sont là comme abandonnés sur une pelouse ponctuée de quelques arbustes sur un espace de la grandeur d’un terrain de foot. Le canon en l’air, dépouillés pour la plupart de leurs attributs utilitaires.

Ex du Super Star du Super Marché De l’Armement,

ILS ROUILLENT.

Certaines pièces aux vertus mécaniques affirmées ou recherchées ont fini sur le Bambou Train.

Magie des mutations.

Mirage peuplé

de meubles de jardin transformés en mastodontes

de métal. Rebuts

d’un Calder paranoïaque, ils attendent la pluie

sous un soleil brûlant.

Quelques touristes, sonnés par les dernières photographies, ont laissé leur guide et se promènent dans cet étonnant silence où seul perce un chant d’oiseau.

On est plongé dans un climat particulier où l’écho des massacres et l’expression de toutes ces violences ont disparu. On pourrait presque penser que cette pièce de DCA repeinte en vert jardin n’est plus que la mauvaise réincarnation d’une tondeuse à gazon.

François Vitalis

Je remercie Jean Deslandes pour son aide précieuse sans quoi ces vidéos ne verraient jamais le jour, ainsi que Marina pour ses conseils et sa participation active et toute l’équipe du Musée de la guerre de Siem Reap pour leur grande gentillesse et les connaissances de leurs guides.