La fin du carême à Hua Hin : Ok Phansa

Wan Ok Phansa (วัน ออกพรรษา), littéralement « le dernier de Vassa«, est un jour férié dans tout le royaume. La fête de Wan Ok Phansa a lieu le jour de la pleine lune du onzième mois lunaire (en octobre) et marque la fin du Carême bouddhiste de la saison des pluies.

Aujourd’hui, les moines peuvent sortir des temples, voyager à nouveau et retourner à leurs activités. À cette occasion, les Thaïlandais leur offrent des cadeaux, de la nourriture et des nouvelles robes.Cette fête est marquée par la cérémonie de gà·tĭn, au cours de laquelle les personnes méritantes offrent de nouvelles robes aux moines.

Là, il s’agit d’une opération commerciale pour réunir des fonds destinés aux grands temples. 

François Vitalis

Sale temps sur Hua Hin

Les marins étaient assez contrariés et surpris. Preuve que cela ne va pas se calmer… je n’ai pas nagé ce matin, hier oui.

Le lendemain j’ai aidé, dans la mesure de mes faibles moyens, un des pêcheurs à remplir les manchons des piliers qui sont normalement pleins de sable, mais avec la mer démontée ils sont fragilisés par les vagues. Cet homme est la réincarnation d’un tigre. Il m’invite régulièrement à aller pêcher la nuit dans son bateau, invitation que je décline régulièrement avec un énorme sentiment de frustration. Il doit le sentir parce qu’il me relance. On est devenu potes. 12 h en mer de 6h du soir à 6 du matin dans un bateau de 5m sur 2 sans banc pour s’asseoir, plus le roulis et l’humidité, c’est bonjour les béquilles et la fin des vacances en maison de repos … va expliquer ça en Thaï…

François Vitalis

SUGARLAND CLUB, HUA HIN

Le Hot Spot !

Soutenu par un bon trio Freak & Funky, le Sugar Band. Électrisé par les humeurs de son chanteur, Michael, le trio s’affine au sein du Sugarland Club. C’est à Hua Hin, c’est chaud et c’est au Sugarland que Michael fait son show. A ne pas rater.

Le chanteur de ce groupe n‘est pas vieux, il doit avoir la trentaine.

Le personnage qu’il incarne est tellement étrange et insaisissable. Son look, son jeu de scène… le temps glisse sur lui comme une bonne bouteille. Pas de lunettes noires et un chapeau typé. Mais bien sûr il y a là du blue brother sans S. Les petits gros trouvent un bonheur fou dans le cabotinage, certains flirtent avec le génie. Dario Moreno dans le même domaine a chatouillé les étoiles et que dire de Hardy (et Laurel), de Sergent Garcia (et Zorro). Ils se sont tous accoquinés d’un double qui oscille entre l’asperge pour la forme et la perche pour le saut. Michael est seul, ce qui dans le Show-Bizz donne un énorme avantage quand on a de la présence. Il oscille entre le détroit de Behring, porte ouverte à tous les chamanismes, et l’Île de Pâques, dernier arrêt avant l’extinction générale des feux… trêve de conneries, ce mec a une présence sur scène dingue. Il a la grâce des grands cabotins qui jouissent sur scène sans aucune inhibition et qui, du coup, trouvent des accélérations inattendues. Il est drôle sans le rechercher, ni dans la complaisance ni dans la vulgarité. C’est un authentique petit gros qui a en plus a une putain de belle voix. Ce qui lorsqu’on est chanteur, parce que au départ on parle bien de ça, peut toujours servir. S’il est bien entouré, ce mec va faire très mal.

Remerciements à Dominique et à son équipe qui m’ont ouvert les portes du SUGARLAND et m’ont permis de réaliser cette aquarelle in vivo.

  • Chant : MICHAEL
  • Guitare : NOP
  • Basse : ROJ
  • Drums : ALEX

François Vitalis

Daryl, valeureux globe-trotter

Une interview exclusive de Daryl Bespflug, l’homme qui traverse le monde en vélo.

Daryl, sportif émérite, rafteur de haut niveau sur la Kootenay River dans les Rocheuses, vient de traverser la Chine, puis le Vietnam pour arriver ici à Hua Hin sur un mountain bike fait sur mesure.

Il descend  dans le même hotel que moi. Il est sympa, ouvert. Je le filme…

Il fête aujourd’hui ses 64 ans.

François Vitalis

JO, le street-painter de Hua Hin

Je photographie, en situation, des peintures de Jo depuis 5/6 ans et, il y a 10 jours, un gus avec une barbe de taliban s’installe à côté de moi et regarde le parking que j’étais en train de dessiner. On discute le bout de gras et, le lendemain, je le revois en train de dessiner dans la rue à 10 m du parking… J’ai tout de suite compris que les peintures marrantes sur les murs de Hua Hin (Thaïlande) c’était lui. JO.

Jo ne se réclame de personne et ne demande rien. Il peint sur les murs de Hua Hin. Hôtel, salon de massage. Ici tout le monde le connaît. Les propriétaires lui donnent parfois de l’argent. Le plus souvent rien.

Il peint parce qu’il est peintre et que toutes ses couleurs et ses lignes doivent un jour ou l’autre se projeter sur son environnement.

Hua Hin est son théâtre d’opération principal. A Bangkok, ça n’a pas collé. Les flics l’ont mis en prison. Jo est rentré chez lui à Hua Hin où il est accepté.

Les habitants savent que, la nuit, formes et couleurs se glissent sur les murs.

François Vitalis