SUGARLAND CLUB, HUA HIN

Le Hot Spot !

Soutenu par un bon trio Freak & Funky, le Sugar Band. Électrisé par les humeurs de son chanteur, Michael, le trio s’affine au sein du Sugarland Club. C’est à Hua Hin, c’est chaud et c’est au Sugarland que Michael fait son show. A ne pas rater.

Le chanteur de ce groupe n‘est pas vieux, il doit avoir la trentaine.

Le personnage qu’il incarne est tellement étrange et insaisissable. Son look, son jeu de scène… le temps glisse sur lui comme une bonne bouteille. Pas de lunettes noires et un chapeau typé. Mais bien sûr il y a là du blue brother sans S. Les petits gros trouvent un bonheur fou dans le cabotinage, certains flirtent avec le génie. Dario Moreno dans le même domaine a chatouillé les étoiles et que dire de Hardy (et Laurel), de Sergent Garcia (et Zorro). Ils se sont tous accoquinés d’un double qui oscille entre l’asperge pour la forme et la perche pour le saut. Michael est seul, ce qui dans le Show-Bizz donne un énorme avantage quand on a de la présence. Il oscille entre le détroit de Behring, porte ouverte à tous les chamanismes, et l’Île de Pâques, dernier arrêt avant l’extinction générale des feux… trêve de conneries, ce mec a une présence sur scène dingue. Il a la grâce des grands cabotins qui jouissent sur scène sans aucune inhibition et qui, du coup, trouvent des accélérations inattendues. Il est drôle sans le rechercher, ni dans la complaisance ni dans la vulgarité. C’est un authentique petit gros qui a en plus a une putain de belle voix. Ce qui lorsqu’on est chanteur, parce que au départ on parle bien de ça, peut toujours servir. S’il est bien entouré, ce mec va faire très mal.

Remerciements à Dominique et à son équipe qui m’ont ouvert les portes du SUGARLAND et m’ont permis de réaliser cette aquarelle in vivo.

  • Chant : MICHAEL
  • Guitare : NOP
  • Basse : ROJ
  • Drums : ALEX

François Vitalis

JO, le street-painter de Hua Hin

Je photographie, en situation, des peintures de Jo depuis 5/6 ans et, il y a 10 jours, un gus avec une barbe de taliban s’installe à côté de moi et regarde le parking que j’étais en train de dessiner. On discute le bout de gras et, le lendemain, je le revois en train de dessiner dans la rue à 10 m du parking… J’ai tout de suite compris que les peintures marrantes sur les murs de Hua Hin (Thaïlande) c’était lui. JO.

Jo ne se réclame de personne et ne demande rien. Il peint sur les murs de Hua Hin. Hôtel, salon de massage. Ici tout le monde le connaît. Les propriétaires lui donnent parfois de l’argent. Le plus souvent rien.

Il peint parce qu’il est peintre et que toutes ses couleurs et ses lignes doivent un jour ou l’autre se projeter sur son environnement.

Hua Hin est son théâtre d’opération principal. A Bangkok, ça n’a pas collé. Les flics l’ont mis en prison. Jo est rentré chez lui à Hua Hin où il est accepté.

Les habitants savent que, la nuit, formes et couleurs se glissent sur les murs.

François Vitalis